Moi, soumise Eva

« Comment et pourquoi suis-je devenue une soumise ? »

Comment en suis-je arrivée là …

Questions qui m’ont faites me remémorer mes débuts dans ce monde totalement inconnu pour moi à cette époque, le monde « D/S » (dominant/soumise ou maître/soumise). Univers de l’ombre, qu’un grand nombre de personnes jugent immoral. Notre société étant encrée si durement dans les convictions religieuses… Le plaisir… bien vilain mot pour tant de gens. Prendre du plaisir en deviendrait presque diabolique.. et, s’adonner aux plaisirs de la chair, sous quelque forme que ce soit, une véritable perversion voir même un blasphème … Je me suis souvent dit que, beaucoup aimeraient essayer, mais peu en trouvent le courage et vont jusqu’au bout de leurs envies ou fantasmes…

Revenons au sujet. Je vivais donc ma petite vie de famille insipide, si traditionnelle, sans joie particulière, dans une routine affreuse après des années passées avec mon conjoint ou l’amour et les sentiments n’avaient pas leur place.

Quant un jour, après plus de 20 ans, un ex amant à prit contact avec moi. Une correspondance très assidue commença entre nous. Le net, je n’avais pas beaucoup le temps, le tourbillon de la vie ne m’en avait jamais laissé la possibilité. Mais là, je prenais un peu de temps pour moi, pour ouvrir une toute petite fenêtre sur le « monde »…. Et, quelques temps après, une autre fenêtre s’entrouvrait sur un « certain monde », un monde que je trouvais étrange mais en même temps, si excitant… l’inconnu l’est toujours…. Cet ex qui deviendrait plus tard, mon 1er Maître, a donc joué sur les liens du passé pour faire naître cette relation que je qualifierais de ami-amant au départ, puis amant, puis Maître. Toute ma vie en fut bouleversée. Je trouvais d’autres horizons à explorer. Il me permettait « d’échapper » à ma routine, de vivre une autre vie. A ce moment là, je n’avais pas encore ouvert les yeux sur ce qu’il me réservait vraiment…

Certains Maîtres disent qu’une soumise naît soumise, d’autres, qu’une soumise le devient lorsqu’elle est bien éduquée par son Maître. La réponse, je l’ai eu par moi-même avec les expériences en soumission que j’allais vivre par la suite.

Dans mon cas, j’y suis entrée à pieds joints, les « yeux fermés » et sans même le savoir, car on m’a entraîné sans m’expliquer ce dont il s’agissait.

Durant de longs mois, il à tout fait pour que je m’attache à lui en tant qu’homme, en jouant lamentablement avec mes sentiments afin que je sois totalement dépendante de lui. Puis, le jeu démarra (car pour lui, tout cela n’était qu’un jeu, il n’avait jamais ressentit le moindre sentiment, la moindre émotion pour sa soumise). Il a refermé le filet qu’il avait jeté sur sa proie, a commencé à changer de comportement, doucement, tout doucement. Son autorité devenait de plus en plus présente, je devais l’appeler Monsieur, puis avec le temps Maître. Le vouvoiement fut assez difficile pour moi, mais il me fallait le faire sous peine d’être sévèrement punie, très sévèrement punie. L’ayant régulièrement au téléphone, les punitions tombaient souvent au début… Je n’avais aucun autre choix que celui d’obéir à ses ordres, ses ordres plus humiliants et dégradants de jour en jour. La seule réponse à mes questions était : « tu es à moi, je t’ai faite de toutes pièces, tu n’étais rien, tu ne connaissais rien, tu es devenue une soumise, ma soumise, je suis ton Maître et tu le seras pour toujours, n’oublies jamais, tu es à moi ». Encore aujourd’hui, il m’arrive d’entendre ses mots résonner en moi ainsi que l’intonation si dure avec laquelle ils étaient dit.

Je n’aimais pas ce que je faisais pour lui, je n’y prenais aucun plaisir. Certaines fois, un sentiment de peur s’emparait même de moi, mais j’étais « attachée » à lui, je ne pouvais me libérer de son emprise. C’était ma première expérience de soumise, je ne savais pas comment gérer ce qu’il m’arrivait. Je ne savais pas quoi faire… Je me retrouvais avec la sensation d’une enfant perdue, apeurée, malheureuse et ne sachant vers qui me tourner pour apaiser sa peine. Puis un jour, une longue coupure involontaire dans notre relation fut d’un certain coté, salutaire pour moi. Le manque, les premiers manques d’une soumise, comme ça fait mal. L’abandon, ce sentiment de n’être plus rien. Plus les jours passaient, et plus ma douleur intérieur grandissait. J’étais complètement désemparée, je ne savais plus qui j’étais, je n’avais plus la main ferme, trop ferme d’ailleurs, de mon Maître. Mon malaise était si profond, que cela commençait à avoir des répercussions sur ma vie réelle, ou mon autre « vie parallèle » dirais-je plus justement, autre vie puisque je m’y investis corps et âme.

Je dû mettre tout mon courage pour reprendre le dessus sur ma vie, reprendre possession de mon âme, mon esprit, et essayer de recommencer à vivre sans celui qui dictait chacun, ou presque, de mes gestes, réapprendre à vivre sans « lui » et sans la peur au ventre d’être punis de ne l’avoir pas assez satisfait.

Je me suis toujours rassurée en me disant qu’heureusement, je n’avais jamais franchis avec lui, la « frontière » du virtuel au réel en faisant mes premiers pas de soumise réelle avec un Maître aussi détestable.

Après, s’en suivie une période de solitude profonde ou la vie n’avait plus aucun sens pour moi, de sombres idées parcouraient mes pensées, mais, grâce à l’affection de quelques personnes de mon entourage réel et virtuel qui connaissaient un peu ce « milieu » et qui pouvaient comprendre ma détresse, grâce à leur soutien, j’ai réussis à remonter une à une, les marches pour retrouver un certain gout de vivre.

Quelques « amants virtuels » sont entrés dans ma vie, certains m’ont marqué plus que d’autres par leurs sentiments, leur gentillesse, mais, car il y a un « mais », à chaque fois, il me manquait quelque chose à ses relations que je trouvais basiques… banales…

Je me suis faite à la raison, ce qu’il me manquait c’était… un Maître….

Suis-je donc née soumise, peut-être, surement même, mais dans une soumission « soft » car j’avais compris que le « hard » ne me convenais pas.

A partir de ce moment là, j’entrepris de trouver un Maître, mais pas n’importe quel Maître. Si je devais à nouveau m’abandonner… me lâcher… me livrer… me donner entièrement à lui….. il me fallait chercher « Le Maître », celui à qui je confierais mon cœur (que même à mon 1er Maître, je n’avais pas donné), mon âme, mon esprit et mon corps….

Le Maître qui saurait m’éduquer avec beaucoup de patience, de douceur, de tendresse, d’affection et de sévérité parfois … me guider sur ce chemin sinueux de la soumission …. Ensoleiller, réchauffer mon corps et mon cœur lorsque j’aurais froid… m’aimer en me tenant la main pour ne pas me laisser tomber dans les abysses d’un gouffre sans fin.

Quelques « Maîtres virtuels » ont fait leur entrée, mais à chaque fois, la fusion n’était pas totale et la relation ne m’apportait que trahisons, mensonges, hypocrisie, chagrin, tristesse et surtout, dégoût de moi-même.

Au moment ou j’allais abandonner toutes envies de devenir une vrai soumise accomplie… Au moment ou je me suis dis que jamais je ne trouverais celui qui saurait faire de moi « sa chose, sa soumise parfaite »…. C’est là qu’il est arrivé… celui qui a accepté de devenir mon Maître, il a fait de moi la soumise que j’ai toujours désirée être, sans être humiliée, dans le respect. Depuis que je suis soumise à mon Maître, Maître Fabrice, je me sens à nouveau renaître… Avec lui, j’aime me soumettre… j’aime lui obéir… j’aime le satisfaire…. j’aime savoir qu’il prend du plaisir avec moi… j’aime lui donner du plaisir… et je l’aime d’un amour pur et sincère, grâce à lui, je sais enfin ce que c’est qu’aimer vraiment.

Peut-être que vous vous dites que ce que je ressens aujourd’hui pour mon Maître est identique à se que j’éprouvais pour mon 1er Maître, et bien pas du tout. Celui qui est aujourd’hui et depuis trois mois, mon Maître, est un amour de Maître, je n’aurais jamais imaginé, même dans mes rêves les plus fous, avoir un Maître tel que lui, et je n’aurais jamais pensé qu’il croiserait ma route un jour. Maître Fabrice, m’a conquise sur tous les plans, il est en moi, il fait partie de moi, et ma soumission envers lui est voulue, désirée car j’ai enfin trouver du plaisir à être une soumise mais surtout SA soumise.

Il a su redonner un équilibre à ma vie. Le jour ou mon histoire s’arrêtera avec lui, la soumise que je suis devenue s’en ira et disparaîtra pour toujours. Aucun autre Maître ne pourra le remplacer. Il est unique, fantastique, merveilleux, adorable, tendre, doux, patient… la liste est infinie.

Pour moi, il est « Le Maître », mon Maître. Je suis à lui, mais cette fois, je suis une soumise consentante, heureuse, épanouie, comblée et amoureuse de mon Maître.

Voila comment je suis devenue une soumise, la soumise de Maître Fabrice, mon Maître, et je suis très honorée qu’il est fait de moi ce que je suis.

 

Soumise éva

Propriété de Maître Fabrice  

 

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